Vol au dessus d’un glacier

Vol au dessus d’un glacier

Notre expédition dans le nord du Yukon m’ayant donné soif de parcs et de grands espaces, j’ai décidé de louer une voiture à Whitehorse pour aller découvrir le parc national de Kluane à deux heures de la ville. Je ne savais pas à ce moment là que j’étais sur le point de rayer un élément de ma Bucket List

 

À 160 km de Whitehorse se trouve la petite ville d’Haines Junction, un excellent point d’entrée dans le parc. J’ai commencé par me rendre dans l’office du tourisme de la ville afin de me renseigner sur les randonnées à faire dans la région. Très ludique, il donne plein d’informations sur l’histoire du parc, les Premières Nations qui l’habitent et sa faune et sa flore.

J’y ai appris qu’un grizzli perdait jusqu’à 40% de son poids pendant l’hibernation ou encore que je pesais l’équivalent de 11 aigles royales, 0,099 orignal ou encore 119 grizzlis nouveaux-nés ^^

 

 

 

J’apprends aussi qu’il est possible de survoler les glaciers du parc en petit avion… J’appelle sans attendre deux compagnies qui malheureusement ne parviennent pas à me trouver de place sur leurs vols du lendemain. Pas de chance…

Cette première journée n’étant pas au top niveau météo, je décide ensuite de remonter le long du parc sur l’Alaska Highway et d’attendre des moments d’éclaircies pour faire des randos courtes (armée de mon spray à ours et de mes clochettes pour faire du bruit et ne pas les surprendre ^^)…

 

 

 

 

 

Le soir alors que je rentre tranquillement vers mon auberge, l’un des pilotes du Kluane Glacier Air Tour m’appelle : il a réussi à me caser sur l’un de ces vols du lendemain matin… À moi les champs de glace de Kluane Park ! Autant vous dire que je n’ai pas beaucoup dormi cette nuit là. Le lendemain à 7h30 tapantes je suis à l’aéroport du village et après avoir revu les consignes de sécurité, on monte à bord…

 

 

 

 

Dès les premières minutes la sensation d’être dans les airs est dingue ! C’est un petit avion, on ressent tout et on a vraiment l’impression d’être très proche des montagnes qui se trouvent autour de nous.

 

 

 

 

 

Après quelques minutes, on ne rigole plus, on approche des glaciers ! On survole la jonction des deux bras du Kaskawulsh Glacier qui, à certains endroits, mesure plus de 6 km de large…

 

 

 

Les pics s’enchaînent ensuite, Mount Kennedy, Pinnacle Peak, les St Elias Mountains, jusqu’à apercevoir au loin, le fameux Mont Logan, le point culminant du Canada…

 

 

 

 

Réalisant à peine ce qui m’arrive, je ne perds pas une miette du décor et écoute le pilote m’assurer que même après des centaines d’heures de vol au dessus des champs de glace, on ne s’habitue pas à la beauté de la nature…

 

 

 

En revenant vers notre base, le pilote fait un détour pour me montrer Kathleen Lake et le King’s Throne, ce pic que je prévois d’atteindre en randonnée l’après-midi même.

 

 

 

Après un atterrissage en douceur, un dernier coup d’oeil à ce petit coucou qui m’a permis d’accéder à un spectacle hors du commun, je prends la route vers Kathleen Lake.

Équipée une nouvelle fois de mes clochettes et de mon spray à ours (territoire des grizzlis oblige), je m’apprête à entamer la randonnée quand deux canadiens Cara et Andrew viennent m’aborder. Ils ont repéré que j’étais toute seule et me proposent de me joindre à eux pour la randonnée. J’accepte sans hésiter puisque 4 heures de randos à chanter pour ne pas surprendre de grizzlis, faut se l’avouer ça peut lasser !

Tranquillement nous traversons la forêt qui borde le lac et commençons à prendre un peu de hauteur…

 

 

 

 

On continue notre ascension tout en gardant ce fabuleux décor dans notre champs de vision… Attention avalanche de photos !

 

 

 

 

 

 

 

Une redescente plus tard et un dernier au revoir à mes compagnons de la journée, je reprends la route de Whitehorse pour rendre la voiture et retrouver Pierre et Mathilde pour une dernière soirée dans la ville avant de partir en stop pour rejoindre Vancouver… Mais ça c’est pour le prochain article 😉

À très vite !

 



2 thoughts on “Vol au dessus d’un glacier”

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